J'aurais aimé dire, parler, toucher, rencontrer, suivre...je vous aurais aimés...je vous ai aimés...
J'aurais aimé retenir l'éphémère, l'insaisissable, la peur, le rire, le vivant, le douloureux...
Je me suis sentie poussée au-dehors de moi-même.
Je me suis sentie vivre, revivre enfin.
J'avais oublié ...MERCI.
23h, 20, janvier 2012, parking de Creac'h Gwenn, Quimper, nuit, crachin....
Ce soir, je vous ai quittés.
Déchirance, solitude...
Parking donc. Voiture. Essuie-glaces. Radio. Médiocrité ambiante, instantanée. Contraste. Impossible, insupportable.
Un trajet silencieux. Façon de parler. En fait, un véritable tumulte intérieur, une collection d'émotions et d'images. Génial ! BRAVO.
Je vous garde, vous, vos pirouettes, pitreries, tendresses, souffrances, bonheurs et poésie. En mémoire. Pour longtemps. Pour toujours j'espère.
Myriam Le Signe.
PS : Au fait, je n'étais pas venue seule...j'étais accompagnée de ...59 élèves, 59 petits artistes qui travaillent...le théâtre...Il y a des instants qu'on sait importants, des émotions aussi.... « Madame, je ferai tout pour garder ces supers moments en mémoire, c'est imprimé dans mes yeux, c'est magique ! » Ils avaient en sortant, des étoiles dans les yeux...MERCI pour eux.
C'était ce soir, 25 Janvier 2012
C'était à QUIMPER
Le rendez vous tant attendu et en même temps plein d'énigmes, avec ce Dindon Chantant.
Mais qu'allait-elle donc nous raconter cette mystérieuse bestiole??
On sort de son travail, trop tard, trop fatigué, stressé, ... mot à la mode...
Et puis hop, un bond: jusqu'au chapiteau...On y pénètre...
Et soudain: tout bascule!
Les musiciens nous enivrent par la densité rythmée de leurs compositions.
Moi qui suis un pauvre petit guitariste amateur, j'en vibre encore, et pour de longues heures.
Du coup? Pas moyen de dormir ce soir.
J'ai dit fatigué? Stressé?
Pshitt!!!
Disparus, évanouis les tracas de nos fausses vies!
Me voilà bien réveillé, avec cette envie irrépressible de mettre par écrit mes sentiments.
Et pas question d'allumer la radio, et encore moins de mettre la télé!
Comme si je craignais de perdre trop vite cette overdose de bonheur dont je me suis délecté,
Abreuvé d'authenticité, de vrais frissons, de ces émotions débordantes qui font transpirer, tomber le manteau, et applaudir à tout rompre, à en faire craquer le chapiteau!
"Standing ovation" Mesdames et Messieurs les artistes, et ô combien méritée, pour tant d'énergie, d'originalité, de subtilité savamment distillées et offertes si généreusement!
Chapeau Bas, et MERCI!!
Jean Claude
Chère Troupe & Famille Rasposo,
Dimanche 26 avril 2009 j'ai eu l'immense fortune de vous trouver sur ma route, au hasard de la vie. La représentation à laquelle mes enfants et moi avons assistée est l'un des plus beaux spectacles que j'aie jamais vu, toutes catégories confondues (et j'ai vu des choses grandioses de par le monde). Une véritable merveille de créativité, de décalage, d'humour, de sensibilité, de beauté visuelle : tout était là pour un moment inoubliable, duquel l'on ne ressort pas indemme, marqué à jamais de votre sceau, hagard et les yeux emerveillés par tant de surprises... avec une seule question en tête : c'est déjà fini ?
Au nom de ma famille, de mon coeur d'enfant et d'adulte, je vous remercie d'exister et de véhiculer de telles vibrations positives,
Vous êtes uniques et irremplaçables...
Continuez.
S'il vous plait.
Arnaud Villeroy
Le premier mot qui s’impose lorsque l’on pénètre dans l’antre chaleureuse de la famille Rasposo est « Plaisir »! Joie de retrouver des amis quittés dans les volutes d’un rayonnant « Parfums d’Est », bonheur de sentir que l’énergie de cette nouvelle pièce de cirque affleure avant même que le spectacle ne commence. Les artistes vont, viennent, se glissent au coeur du public, placent les spectateurs. Une communauté en accueille une autre. Et le plaisir qui se dégage de ces préparatifs sent la fête en devenir… « Plaisir d’offrir, joie de recevoir ».
Les mots suivants seront ceux du public, un grand silence ou une kyrielle d’onomatopées qui fusent sans retenue lorsque le geste est puissant, quand le risque est transcendé, quand on a cru une seconde, à peine, au drame, quand advient le miracle. Le cirque a cette formidable ressource, donner la peur et le rire dans le même mouvement. Et du rire, il y en a beaucoup… C’est heureux.
« Le Chant du Dindon » s’ouvre sur une vision qui pourrait être celle des années 1950, ses places de village, ses fêtes, où la séduction est l’une des clés des chassés-croisés entre les garçons bien taillés et les filles un rien aguicheuses. Les fiers à bras y côtoient les grands naïfs et les timides, mais les apparences sont trompeuses…Nous pourrions aussi bien être ailleurs, plus à l’Est…Chacun est invité à suivre son propre voyage…
Sur la piste, seule compte la quête de l’autre et celle-ci appelle la prouesse, l’acrobatie dont on repousse les limites. Cette « Cour des miracles », où les animaux croisent ces humains aériens, est baignée d’une musique aux accents toniques, aux nuances sanguines. Musiciens, artistes de la piste, techniciens, comédiens, tous jouent, sans faille, sans temps mort.
Si « Parfums d’Est » empruntait à l’univers d’Émir Kusturica et à son «Temps des Gitans» sa fièvre," Le Chant du Dindon" distille une fragrance tout autre. La folie est toujours présente lorsque tous occupent la piste, mais la palette des sensations a gagné en volupté, aucun détail n’est laissé au hasard ou dans l’ombre. « Le Chant… » est une véritable Fantasia . Les couleurs, les senteurs, s’envolent, et les arts du cirque y sont chatoyants. La scénographie, elle-même, joue sa propre partition, ce qui n’est pas le moins étonnant. Pour cette nouvelle mise en scène, Fanny Molliens a su distiller un élixir bigrement épatant.
Jouant de la dynamique du collectif cher au cirque où chaque figure se déroule sous le contrôle de tous, elle a affûté son regard afin d’offrir à chaque protagoniste (et donc à chaque spectateur) un solo qui se détache de la toile comme un diamant brut, un moment de grâce, une solitude instantanée qui nous trouble tant nous plongeons dans l’intimité de l’artiste.. À nous frôler, nous ne pouvons que l’accompagner dans sa quête de l’impulsion juste qui précède l’exécution d’un mouvement parfait. La magie opère dans la suspension du temps. C’est le miracle du cirque, sa quintessence.
La famille Rasposo s’est agrandie pour cette nouvelle création. Et une fois de plus « l’éternel féminin » s’impose. Car dans cette famille, les filles sont la clé de voûte ! Marie, l’acrobate, trapéziste, et fil-defériste donne le tempo et de son regard sombre, plie les hommes à sa volonté ; Katell, nouvelle comparse, déploie dans ses équilibres et ses contorsions une fraîcheur et une insolence rieuse qui ensorcèlent les gaillards, flambeurs à la flamme déchue.... Et gare, car autour des deux princesses, veillent Fanny et Hélène, deux femmes d’influence. Aux garçons, les anciens, les nouveaux, l’esbrouffe, la parade des… Dindons… Sous l’oeil malin du « Patriarche » que l’on ne respecte plus depuis longtemps, ils s’ébrouent, pas sérieux pour un sou, mais redoutables dans la performance. C’est Fellini qui s’invite sous la toile. Des musiciens jouent la tête en bas, des acrobates fendent les airs sans retenue, le bel italien est aussi brûlant qu’un expresso bien serré, le mât chinois est ring de boxe, quant à l’homme du Nord, il sculpte l’espace… Chez Rasposo enfin, il y a toujours ce grand flandrin, définitivement dégingandé, qui sème le rire sur son passage, celui que l’on voudrait serrer fort dans ses bras, ce grand totem que les enfants rêvent de transformer en nounours, pour la vie ! Ce clown unique et virtuose sur sa balançoire qui file haut, très haut sous la voûte étoilée.
« Le Chant du Dindon » convoque ce plaisir toujours vif de la communauté des hommes qui se regroupe la nuit venue autour du foyer pour écouter les histoires les plus insensées, celles qui font oublier le chaos qui nous enserre. Ce soir, le foyer ronfle, irradie la piste, et le «Dindon» nous enchante au-delà du merveilleux. Nous serons toujours dans cette enfance du monde avec de tels artistes.
Philippe Le Gal
J'ai assisté avec grand plaisir à votre spectacle à Brioux!
Merci de m'avoir reconciliée avec le cirque!!!
Merci de nous faire croire que vos prouesses sont d'une grande facilité .
Merci pour l'accord parfait entre la musique et les "numéros".
Merci pour la poésie, la danse, l'érotisme, l'humour, la magie.
Merci à toute la troupe pour la belle leçon de complicité et de confiance.
Merci d'avoir partagé avec le public ces instants de votre vie.
Veivei
Bonjour,
J'ai une passion : le cirque. Pourquoi, je ne sais pas mais hier soir, à Brioux sur Boutonne (79), je n'ai pas pu applaudir. Trop d'émotions d'un seul coup face à vos accrobaties, vous avez su me transporter dans un univers de musique, de poésies et de professionnalisme ; le chant du dindon est un spectacle très bien orchestré et de qualité surprenante, je vous remercie pour ce partage entre les artistes et les spectateurs. Je pense à vous et je vous encourage de continuer à nous remuer de l'interieur.
Je vous embrasse.
Béatrice PERSICO
Bonjour,
Du haut de mes 22 ans, je croyais ne plus être sensible au cirque, à cette grande institution qui a fait rêver des générations d'enfants et de grands enfants. La faute peut être à trop d'animaux faméliques parqués sur des parkings de super marché, à des clowns qui ne me font plus rire ou bien encore à des numéros que l'on a déjà l'impression d'avoir vu mille fois.
Mais j'ai vu votre spectacle.
Comment ne pas être émerveillé par toutes ces prouesses que vous exécutez durant toute la durée du Chant du dindon, comment ne pas tomber en admiration devant la délicieuse et si belle Marie, acrobate hors pair et fil de ferriste majestueuse (et surtout époustouflante!), Luca lui aussi équilibriste hors pair - et sujet de fantasmes des nombreuses filles qui m'accompagnaient - ou encore la douce Katell et son numéro plein d'érotisme. A vrai dire je pourrais les citer tous tellement toute la troupe est impressionnante et fait rêver. Même Vincent ce grand clown aux allures de doudou géant amuse et impressionne tout au long du spectacle, défiant tour à tour la mauvaise humeur puis la gravité.
Je n'oublie pas pour autant tous les autres, notamment les musiciens qui même la tête à l'envers coincé entre deux chaises arrivent encore à jouer de la contrebasse!
Votre spectacle est une ode au cirque, ce sont deux heures magiques qui, une fois passées, laissent dans la tête des souvenirs inoubliables qui iront peupler de nombreux rêves, des étoiles dans les yeux et dans le cœur, tant pour les petits que pour les plus grands.
Tous les membres de votre compagnie contribuent à quelque chose d'essentiel et de très noble: apporter du bonheur aux spectateurs. Et ceux-ci ne s'y trompent pas, en témoignent les représentations toutes complètes et surtout, l'immense standing-ovation reçue à la fin, tellement méritée et si émouvante (du moins pour ma part).
Je ne peux conclure que par un immense merci à tous pour m'avoir fait oublier pendant ce spectacle la morosité ambiante qui étouffe la société, et redevenir pour un soir un simple enfant.
Gabriel Zemron
Spectateur du festival d'Aurillac
Salut salut salut,
Bon alors voilà, ça fait 4 fois que je recommence ce mail et j’y arrive pas !!!!
J’arrive pas à écrire un truc à la hauteur de ce que j’ai vécu hier soir. Les mots sonnent creux, ou alors c’est complètement neuneu, ça transpire pas l’état dans lequel je me trouve depuis hier soir le moment où je me suis glissée sous votre chapiteau, attendant de votre prestation une heure ou deux d’envol au-dessus du quotidien qui pèse un peu trop en ce moment.
Alors voilà, on a des attentes quand on va voir un spectacle mais pour le coup, vous m’avez complètement bousculée. J’ai pris ma place sur le petit banc de bois, et j’ai bu votre spectacle jusqu’à l’enivrement. Je crois qu’un morceau de moi est resté avec vous ! J’aurais voulu vous dire mille trucs mais comme je suis bloquée niveau création, je vous prie seulement de croire que vous êtes fabuleux et que vous m’avez très profondément touchée. Il n’y a pas de mots pour décrire le flot d’émotions qui m’a gagné hier soir. J’étais comme une gamine qui a envie que ça dure…encore et encore…
Tout simplement MERCI et continuez d’exister, continuez de donner à d’autres comme moi des thérapies ponctuelles, persistez à donner du rêve, à diffuser cet amour qui transpire de votre troupe, qui vient piquer petits et grands qui garderont en eux un souvenir singulier de vos prestations, vos visages, vos sourires, vos musiques...
PS : Si vous retrouvez le petit bout de moi, gardez-le encore parmi vous, s’il vous plaît. Il se fera tout petit et ne sera pas exigent, c’est promis. Je le récupère la prochaine fois que vous venez par chez nous. Si vous voulez que je vous verse une pension, faites le savoir, vous avez mon mail désormais.
Méthamorphosement vôtre,
Mylène (Mende)
J'ai vu votre spectacle à Mende, c'était fabuleux, Marie m'a bouleversée et voici un petit texte pour elle, continuez à donner du bonheur !
Chapeau l'artiste!
Un chat dans ta peau d'acrobate,
tu as envouté la piste;
Evoluant là-haut, si délicate
aérienne et puissante, déliée, magistrale!
Toi, sur un fil, féline funambule
nous, suspendus à ce moment d'éternité,
reliés par la musique, emportés dans ta bulle,
comme visités par une étoile
une averse de roses...
Ton talent, ta maitrise
les notes slaves qui nous grisent
instant de grâce, apothéose!
Amicalement,Corinne
Dehors il pleuvait. A l'intérieur nous étions cueillis par un long dadais.Le repas n'est pas terminé mais ils sont là, ceux que l'on découvre.Fraternité lumières et musiques.
Toutes et tous vont entreprendre un sacré voyage dans leurs corps et se lier, se délier, à l'autre, aux autres. Solitudes et rencontres...La table-miroir de nos attentes (effectivement son envers est un miroir où se contorsionne un chagrin d'amour, plus tard) est le socle de cette tribu.Mais aussi bien le tapis rouge à ramages, où la contrebasse aspire les poussières de nos chagrins.
Les numéros, tranches de travail si aiguisé, si magique comme dans une vie que l'on s'approprie au plus près dans une folle exigence.
Art dont le don m'a comblée au delà de ce que je pouvais attendre!Et si les mots peuvent remercier c'est de tout coeur.
Rosemari
Bonjour. Je sais pas par où commencer... Bon, j'ai 14 ans (c'est pas parce que je suis une Gamine que mon message sera moins intéressant que les autres!). Hier, j'ai vu Le Chant du Dindon (je salue d'ailleurs cette pauvre Bête qui a due être effrayée). Pour changer de vos nombreux messages, je vais vous dire que c'était absolument merveilleux, magnifique, surprenant, sublime, extraordinaire et tout le Tintouin. J'avais vu les deux autres Spectacles, Parfum d'Est et... Enfin bon, l'autre quoi. J'ai adoré. Question Visuel, c'est une des plus Belles choses que j'ai jamais vu (Non, j'en rajoute pas), question odorat, Ben on comprend maintenant ce que ca veut dire " En sueur ". Question ouie, les musiciens sont Fabuleux!! C'était Génial! Question toucher, celle qui a eu la Chance de se faire Charmer par l'Italien (Je connais pas les Prénoms!!), elle a du en prendre pleins les Yeux (au Passage, il est Beau à crever!!). Question gout, c'est sympa de faire une petite entr'acte.
Ensuite, vous avez bien fait d'en prendre des Nouveaux. Celui à Dred Locks (J'ai dit que je connaissais pas les Prénoms!), même si il se trompe, c'est marrant mais J'ai continué à l'applaudir et à le reluquer... Je comprend pas pourquoi. La petite Rousse est Super forte et Souple c'est abérant! La blonde est toujours aussi douée j'ai jamais vu ca. En plus elle est Vachement Belle, je m'en souvenais encore de la derniere fois. C'est dommage qu'elle ai fait la Geule pendant tout le spectacle, je suppose que c'était son personnage (et la robe avec des Plumes ajoutées, c'est quoi comme fournisseur?!). Ensuite ben les autres sont tout aussi spectaculaires (L'Italien Macho à donf', et son copain, Chapeau). Ah mais j'allais oublier!!! Mon dieu mon Dieu mon Dieu ! Le Cloown ! Enfin , c'est pas vraiment un Clown mais il m'a trotté dans la tête toute l'année!! Tu est Gé-nial. Non mais vraiment, Une image du Cloown vivante. Incroyable. J'adore.
Bon, je vais vous laisser lire vos messages intelligents, eux ...
Mais S'il vous plait, continuez... Vous êtes tellement... géniaux. D'ailleurs, quand vous serez Vieux et courbatés (j'aime inventer des mots), pensez à moi, pour la future génération Rasposo .
Je veux une réponse de tous! Sans oublier le Dindon, le Caniche et les Chiens !
Au revoir, à l'année prochaine
Ariane.
Alors que le nouveau cirque s'invite au théâtre et abandonne la piste, la troupe de théâtre des Rasposo retourne aux origines et plante son chapiteau. Est-ce par nostalgie de la vie des saltimbanques de jadis, ou simplement pour retrouver cette proximité rare avec le public, qu'ils frôlent de leurs acrobaties? Quoiqu'il en soit le pari est gagné, ce spectacle de deux heures passe comme un éclair dans une chaude intimité.
On se souvient de « Parfum d'Est » il y a deux ans, sous ce même chapiteau à l'ancienne, planté dans ce même Palio, arène moderne de béton pour célébrer un rite antique.
Les musiciens tziganes sont toujours là mais plus jazz manouche mâtiné de New Orleans, ainsi que le clown benêt acrobate de corde molle.
Il y a de nouveaux venus et les mêmes ingrédients qui ont fait le succès de leur évocation d'un cirque tzigane. On retrouve les comédiens, les acrobates, les virtuoses de la balançoire russe, du mât chinois et la belle danseuse de corde, mais c'est complètement différent. C'est du théâtre et du cirque, l'évocation de la vie d'artiste avec ses gloires illusoires et ses misères réelles, la jouissance tribale d'être toujours ensemble et le huis clos de la troupe, jusqu'à l'étouffement.
C'est la liberté d'aller où le désir vous porte et la dépendance des subventions qu'on vous accorde chichement, les fins de mois difficiles. C'est la grâce de la danseuse de corde et la légèreté de l'aérienne, mais aussi la difficulté d'être une fille sans cesse sous le regard de tous, l'intimité impossible.
Alors ce chant du dindon est à la fois virtuose, joyeux et triste, il montre la lumière et la face cachée. Mené sans temps morts, le spectacle dégénère en pagaille délirante imitée des mille et une nuits, sous un lampadaire pendulaire de palais d'orient. Même le dindon est là, qui ne sait pas ce qu'il y fait et nous non plus, si ce n'est peut-être justifier le titre énigmatique de ce spectacle magnifique.
Le public était au rendez vous malgré le mistral glacial, c'était la dernière des Élancées, la fête est finie, les baladins s'éloignent le long des chemins.
Peut-être reviendront-ils? On les attend déjà.
Jean Barak
Ma fille et moi sommes sorties ce soir, un peu à contre coeur, dehors la pluie, l'attente dans la boue, en ce dimanche soir, nous étions moroses, et nous voilà accueilli dans ce chapiteau, si chaleureusement, tout le monde s'installe et déjà, tout est en action, on se sent mieux, ça commence, ça grouille de vie, ces hommes, ces femmes, qui s'affrontent, se narguent, se taquinent, se lancent des défis, (je note que la femme est malmenée même si elle est maligne, ça fait partie du jeu) ce clown qui mène la danse, les musiciens qui créent l'ambiance mais pas seulement... les clins d'oeil au cirque traditionnel, les animaux (dindons en guise de félins, les chiens qui ne fond rien, la souris) la beauté de la mise en scène !!! bravo, bravo, bravo !!! quel talent !
Ce doit être un tel plaisir pour ces artistes de cirque de montrer leur talent dans un spectacle pareil et être mis en scène par vous.
Toutes ces trouvailles, l'intimité et la détresse de cette jeune contorsionniste à travers ce voilage, cette lumière.
Ce lustre, cette scène d'aériens... Ces couleurs, cette vie.
nous sommes sortis le coeur rempli de joie (celle qui réchauffe le coeur) ma fille, 17 ans, qui fait de la gym acrobatique avait les yeux qui brillaient et s'est mise à réver de faire partie de votre famille. Peut être une vocation est née.....
Alors merci pour ce moment merveilleux, cet art populaire dont vous pouvez être fiers, j'espère vous revoir bientôt.
Sophie de Dieppe
Que dire de plus que MERCI !!! Nous sommes venus vous voir hier soir à Elbeuf (76)
Fidèles depuis les deux derniers spectacles sous chapiteau, après vous avoir vu en spectacle de rue.... Jamais je n'aurai manqué cette programmation, et c'est avec des images plein les yeux, de la musique plein les oreilles que nous sommes ressortis du "chapiteau enchanté", enchantés que nous étions d'avoir vécu ce moment rare où par les temps qui courent ne se produisent que des artistes malheureusement formatés !!!!
Alors surtout restez comme vous êtes et continuez à nous faire voyager....
BRAVOS à tous, artistes, musiciens, animaux (bah oui c'est dur aussi pour eux) et à très bientôt !
Natacha
PS. On en parle autour de nous....
Le dindon ne chante pas
Il glougloute
Les gens graves ne chantent pas
Ils redoutent
Les sursauts, les turbulences
Ceux qui sur une scène dansent
Leur corps, une corde de violon
Et les notes infinies qui résonnent
Leur corps, caisse claire des émotions,
Les touches ivoires de l'accordéon
S'étire puis revient en soufflant
Vent de nostalgie
Et les corps s'entrecroisent
Arabesques hallucinatoires
Chair de dindon sur ma peau blême
Cela ne rime pas tant pis
Parce qu'ensuite il faut reprendre sa vie
Ressortir du châpiteau
Reprendre son auto, son métro, son vélo
C'est selon la tendance ou la météo
Rentrer chez soi manger son rôti de dindonneau
Préférer une tarte aux poireaux
Par respect
Le dindon de l'absurde, farce tragi-comique
A déguster, dévorer,mordre à pleines dents, s'en lècher les doigts
Retendre l'assiette mais y'en a plus c'est fini
Le dindon ne chante plus
Il s'égoutte
Un orage a éclaté
Dans le ciel carcassonnais
J'ai été foudroyée!
Un mail que je viens de retrouver, coincé dans ma boîte d'envoi, allez savoir pourquoi, certaines choses n'arrivent pas à décoller. Il suffisait d'un petit click, ça y est !
A l'attention de chacun des membres de la compagnie A la fin du spectacle, par dessus les applaudissements qui n'en finissaient pas, j'aurais voulu le hurler, mais je suis trop timide. Alors, une fois que la foule s'était dissipée, j'aurais voulu prendre votre main , dans les miennes, et à chacun d'entre vous, les yeux dans les yeux, j'aurais voulu vous le souffler, du fond du cœur, mais je suis trop sensible, et je ne voulais pas risquer que vous interprétiez mal mes larmes. Et puis, je n'ai pas votre audace. Alors, il me reste les mots, de loin, mais avec toute la force de l'élan que vous m'avez redonné : MERCI! Au mois d'août, on a annoncé à mon amour qu'elle avait un cancer du sein. Depuis, elle se bat chaque jour, comme une tigresse. Je l'accompagne comme je peux. Et puis il y a toutes ces mauvaises nouvelles qui concernent une humanité qui se pervertit, qui souffre, qui agonise. Il y a des jours où survivre et croire devient difficile. Et puis, un dimanche, il y a eu le Chant du Dindon. Là, j'ai été tendrement prise par la main, pour entrer dans un univers incroyable, plein d'amour de rires, d'émotions, de poésie, de force et de justesse. La musique a pénétré chacune de mes cellules, j'ai ris, j'ai pleuré, j'ai eu le souffle coupé et je suis redevenue une petite fille de 7 ans, absolument ébahie devant tant de magie! J'ai même admiré un animal que je trouvais d'ordinaire si laid. Ce soir là, submergée par l'émotion, et victime d'une vague de chaleur, mon amour a ôté son bonnet, pour la première fois en public depuis des mois, et laissé voir ses cheveux naissants sur son joli crâne tout lisse. Depuis, chaque matin, quand je me lève, chaque soir, quand je me couche, je vois des images du spectacle, jamais les mêmes, il y en a tellement! Vous accompagnez mes journées. Je ne vous connais pas, je n'ai même jamais parlé à aucun d'entre vous. Pourtant, vous avez fait pour moi plus qu'aucun de mes proches, pourtant si attentionnés, n'aurait pu faire. Justement parce que vous êtes des inconnus. Et que depuis des années vous travaillez dur, chaque jour, simplement pour rendre à chacun la poésie et les rêves qu'il mérite. Vous risquez votre santé pour le plaisir éphémère de tas de gens différents, que vous ne connaissez même pas. Et c'est ce don de vous, cette croyance en la magie et ce formidable hommage à l'Humanité que vous faites chaque soir que je veux saluer bien bas. Vous m'avez redonné l'envie de partager le bonheur avec des gens de passage, d'aimer la vie et de croire en la beauté des hommes, parce qu'ils sont AUSSI capables de ça. MERCI, BRAVO et que la vie fasse de vous des gens heureux. Aude PS: ce n'est pas grâce à vous, mais mon amour est guérie, et cette joie vaut bien d'être partagée, même avec des inconnus! Et surtout avec vous.
Bonjour en ce matin semi blême sur la ville de Nantes, l'un de ces matins que l'on connaît bien dans la région et qui, je trouve, reflète assez fidèlement l'état d'âme qui m'anime depuis hier soir, depuis Le Chant du Dindon: mélancolique et lumineux à la fois.
Hier soir, je n'ai pas réussi à dormir. J'ai donc essayé d'écrire un petit texte pour pouvoir me délivrer le temps d'une nuit d'une émotion trop intense pour le repos. Ce texte n'est absolument pas à la hauteur de ce que j'ai ressenti, mais je voudrais quand même vous le faire partager, pour que vous ayez une idée de ce que vous avez déclenché en moi.
"On sort de ce spectacle émerveillé, éveillé, revigoré... mais aussi avec une grosse boule au ventre. On a touché du doigt l'immensité de la solitude humaine, noyée pourtant dans les rires et les joies. On admire ces artistes, on rêve avec eux à une plus belle vie, mais on ne voudrait pas de leur vie, on les remercie de la vivre pour nous... On ne veut pas de cette vie, et pourtant, quelque part, on regrette.
Ce spectacle était magnifique parce que tellement beau qu'il en était triste, tellement vrai qu'il en était mélancolique. On rit, mais on pleure à l'intérieur.
C'est ce genre d'émotion, brutale et contrastée, qui me frappe d'insomnie, comme ce soir: un mélange de découragement profond et d'attraction irrésistible pour ce monde, ces gens, cet art magique. C'est aussi cette émotion qui donne l'envie de pleurer mais qui retient les larmes bien cachées dans la boule au fond du ventre.
Cette émotion ne s'estompe pas aisément mais s'accroche en lambeaux à l'âme et la poursuit encore longtemps ensuite.
Et en même temps qu'elle me fait souffrir, cette émotion me rappelle combien il coûte et combien il importe de vivre, de la vivre.
C'est insupportable, mais il ne faut surtout pas que ça s'arrête. Sinon, on est mort.
Au fond, c'est cette boule dans le ventre qui nous anime et fait de nous des êtres de création. C'est en faisant grossir cette boule dans le ventre que nous deviendrons peut-être artistes."
Voilà, un fouillis de pensées en vrac, pour se débattre avec cette émotion un soir de cirque, tout en espérant qu'elle ne disparaîtra jamais...
Merci, à vous tous. Je regrette de ne pas avoir pu remercier chacun d'entre vous après le spectacle, j'étais attendue sous d'autres cieux, d'autres mirages.
Emilie, la ragazza du dimanche après-midi
Chère madame Molliens:
Nous avons vue votre spectacle samedi, 17 juillet aux Montréal Totalement Cirque. Un petit orage a aussi s'inviter, peut-être séduit par la tempête de talent de l'équipe.
Je pense madame, que Le Chant du Dindon est le spectacle le plus parfaitement réalisée que j'ai vue depuis trente ans.
L'intégration total et sans une fente des arts du cirque, les éléments théâtrals et la profond exploration des labyrinthes de l'âme et du cour humaine est un miracle quotidienne: magique qui se cache en camouflage dans les actes et choses ordinaires, est qui donnent les couleurs a nos rêves.
Vous avez achevée un balance dynamique: chaque acte du cirque expresse exactement chaque acte humain. Je crois que cirque s'expresse directement, sans mensonges, sans complications, et l'équipe nous donnent passage directement aux secrets de être humain grâce a ses talents du cirque.
L'audience est transformée aux fantômes: nous traversons le mur imaginaire comme voyeurs pour participer dans les moments intimes de l'équipe, mais l'équipe est très sage, et sens toujours notre présence, et nous donne le gout énorme d'être visibles et invisibles a la fois - merci!
Les images si profondes et puissants:
• le jeune homme avec ses gantes de boxe qui monte et monte inutilement, attrapé dans la brutalité masculin
• le pacha avec son dindon, un dindon qui caresse un dindon, adoré par tous - image extraordinaire de prétention masculin
• la bataille sensuelle de la jeune femme avec les garçons, exemple étonnant de la guerre constant des forces féminins et masculins
• la jeune femme et son miroir, solitude du coeur et du corps, et la cruauté du coeur
• la dans dans l'air de cette étoile brisé, coeur cassé mai indomptable et jamais enfin conquis
• les lumières que plonge, lumière qui peux tuer mais grâce a la sagesse du cirque, seulement illumine
• les musiciens, souffle de la vie et d'humeur, qui sont toujours présent, comme la vie même
Et tous les détailles du spectacle, les milliers de détails, toujours nous amenez vers le récit dynamique de l'amusement simple de cirque: intégration total de cirque et du théâtre: bravo. Bravo, encore et toujours, bravo.
Excusez s'il vous plait, mon exécrable français d'écolier américain, j'espère que mes sentiments sont visibles parmi les mots incorrects et la grammaire d'un cerveau simple.
Veuillez exprimer mon admiration, madame, s'il vous plait, a l'équipe sans pareil.
Mon seul regret est de n'avoir vue le spectacle plusieurs fois, de différents endroits du chapiteau, pour mieux comprendre la simple complexité de cet Dindon magnifique.
Ma femme, Mary Lou Aleskie, et ma fils Rosemarie (11) ont des réactions semblables.
Merci, merci, et toujours merci aux Cirque Rasposo.
Peter Webster
Salut
Juste vous féliciter encore, et vous remercier aussi, pour votre accueil sous chapiteau dans notre grand pays avec ces grands espaces.
Pour moi, entrer dans votre chapiteau, à côté de l'immense Tohu, et d'un coup, revenir en europe, avec cette promiscuité, ces trop de choses à la fois, ces reations homme-femme, ce bordel d'objets, cette folie m'ont fait beaucoup de bien.
Je vais juste écrire en vrac ce qui me reste de plus fort de ce moment chez vous:
-l'impression d'être dans une conversation autour d'une table avec que des français(j'ai surtout vécu en France et en Suisse), où les conversations se croisent et se coupent et où je n'arrive pas à suivre, habituée à écouter sans couper la parole et attendre son tour pour parler. (J'aurais eu besoin de le voir 3 fois ce show!)
-les filles boudeuses et gars dragueurs: c'est beaucoup moins ça ici.
-les choses sous et dans les choses: la balançoire qui est dans la stucture de la tente pour contorsion, la stucture de cadre dans le lustre: ça aussi c'est européen, parce que vous n'avez pas de place, tout se conçoit pour s'encaver dans les apparts... et vous transposez ça dans les spectacles, mais le voir ici, ça change de ce à quoi on est habitués.
-la voligueuse, qui semble n'avoir jamais peur de rien, qui se lance et se fait lancer avec une confinace et une assurance délicieuse, qui a l'air d'avoir du plaisir à tout ça.
-les petites interventions discrètes du jongleur qui est tout en subtilité.
-le numéro d'équilibres, savoureux pour les capacités techniques autant que pour le jeu entre eux.
-le mat pour la puissance et le chien pour la soumission
-les animaux qu'on voit si rarement ici!
-le clown à tout faire: je le lui ai dit, maladroitement dans l'escalier à l'Espace Go, mais j'ai été enchantée par ce gars, qui est est tellement complètement avec nous, chacun d'entre nous, avec sa folie et une énergie incroyable, duquel, avec son grand corps mince, on ne s'attend à rien de plus que le bon temps qu'il partage avec nous, et qui monte dans la structure, qui porte au cadre, qui fait du balant, prend part aux numéros de chaises et de balançoire... franchement, ce gars, c'est une bombe d'énergie et sa couleur est la toile de fond de tout le spectacle!
-la famille: le côté cirque familial itinérant qui n'existe pas sous cette forme ici.
Pour tout ça et ce délicieux moment avec vous: merci!
Sandy Bessette
Des mots pour rien.
Quelques mots comme autant d'ancres pour retenir l'instant. Accepter l'échec, l'évanescence du langage face à vos corps et aux nôtres bouleversés.
Pourtant il faut bien dire. Rattraper ce qui n'a pas été fait.
Dire ce que l'on aurait voulu dire, ce qu'on n'a pas osé, quand pourtant l'occasion nous offrait cela, cette possibilité, quand on se retrouve parmi vous, quand on voit les comédiens dénudés, les cheveux lâchés, quand quelque chose de la quotidienneté reprend ses aises parmi les canettes de bières et les paquets de chips. Et puis ce qui choque encore c'est l'instant et l'incapacité immédiate à dire. Ce qu'il y a de beau dans votre spectacle, ce qui est étrangement douloureux quand on en ressort, c'est l'éphémère, cet instant insaisissable, tellement plus intense que les autres, qui remue, émeut... qui m'a un peu fait accepter l'appellation idiote de "spectacle vivant". Enfin la beauté qui nous échappe.
Les dernières phrases d'Eugenio Barba résonnent étrangement : " N'oubliez pas, votre travail, votre présence doivent rendre quelqu'un d'autre 'amoureux'. "
Je suis tombée.
Je rêve de voyage en bateau au mât chinois.
Reste les images qui nous rappellent combien ça vaut le coup, combien ça vaut le coup de vivre... Et Ferré chante dans ma tête et je suis heureuse...
Tout ça écrit de loin, de longtemps, alors que vous étiez à Anglet et moi de passage.
Merci de votre travail; Merci aussi de faire encore exister les notions de troupe et de famille, si brillamment ravagées par notre société...
Bonne route à vous tous